COVID : quelle variante circule actuellement en France ?

Un chiffre ne ment pas : plus de 70 % des tests positifs réalisés en France au printemps 2025 révèlent la présence du variant KP.2, une ramification d’Omicron. Ce sous-lignage domine désormais la scène virologique nationale, selon les analyses de Santé publique France. Les laboratoires l’observent sur l’essentiel des prélèvements, confirmant sa suprématie sur le territoire.

La circulation du virus se maintient à un rythme régulier, mais certaines régions, à l’image de l’Île-de-France ou de la Provence-Alpes-Côte d’Azur, voient émerger des pointes locales. Un détail retient l’attention : les symptômes signalés ces derniers mois diffèrent de ceux des vagues antérieures. On relève davantage de maux de gorge, de fatigue tenace, montrant que la maladie, insaisissable, sait encore se réinventer.

Où en est la circulation du Covid-19 en France à l’automne 2025 ?

À l’automne 2025, la présence du SARS-CoV-2 reste modérée sur l’ensemble du territoire. Les dernières données livrées par Santé publique France pointent une dynamique stable : pas de montée soudaine, ni de creux marqué. Pourtant, la vigilance demeure sur le terrain. Au fil des semaines, les établissements pour personnes âgées, qu’on parle des EHPAD ou des unités de soins de longue durée, doivent composer avec une hausse régulière des infections respiratoires, COVID et grippe confondus, au gré des saisons.

L’observation attentive des chiffres sanitaires confirme la tendance de fond : les passages aux urgences pour suspicion de COVID diminuent chez les adultes en France. Certains départements affrontent, à l’inverse, quelques épisodes épars, souvent circonscrits à des foyers dans des milieux fragiles. Avec un taux de positivité des tests RT-PCR qui ne franchit pas les 8 %, le contraste avec les anciennes flambées reste saisissant.

Voici les principaux constats tirés des récentes observations :

  • Le nombre de cas graves ne décolle pas
  • Les hôpitaux n’enregistrent pas de surcharge remarquable
  • La surveillance se focalise sur la progression parallèle des virus de la grippe

Dans ce contexte, la prudence reste entière, surtout pour ceux dont la santé est précaire : immunodéprimés, personnes chroniquement malades. Assurance Maladie et autorités sanitaires suivent de près l’évolution des variants et leurs conséquences. La saison froide invitant à la prudence, les équipes se tiennent prêtes, même si aucun signal alarmant ne vient troubler la donne pour la population générale.

Quels variants sont actuellement dominants et comment évoluent-ils ?

Le virus du Covid-19 n’a cessé de se transformer depuis 2020, et l’automne 2025 confirme la tendance. Le variant JN.1, héritier d’Omicron, s’installe largement sur le territoire français : 90 % des cas analysés par les laboratoires de séquençage concernent cette souche. Pas de doute pour les virologues, c’est désormais la signature du virus.

Quand Omicron a débarqué en 2021, il a changé la donne, propulsant une nouvelle dynamique d’évolution. Depuis, ses sous-lignages, dont JN.1, ont continué à engranger les mutations. Résultat : les nouvelles souches circulent plus facilement, mais la gravité des formes cliniques n’a pas augmenté, surtout chez les personnes vaccinées ou déjà confrontées à la maladie.

Le décor n’est pas pour autant figé. Parmi les nouveaux venus scrutés par les épidémiologistes figure BA.2.86 et ses variantes. Ces mutations, liées à la fameuse protéine spike, font planer l’incertitude sur une éventuelle fuite immunitaire. Pour l’instant, leur empreinte sur le territoire reste maigre, mais on garde l’œil ouvert.

Retenons surtout trois évolutions cette saison :

  • JN.1 domine nettement la circulation nationale
  • La famille BA.2.86 apparaît de façon limitée
  • Aucune hausse de gravité signalée pour l’instant

Chaque semaine, le séquençage viral affine le suivi et adapte les mesures de protection. Le virus ne cesse d’être suivi de près, pour éviter d’être pris de court par l’émergence d’un nouveau lignage inattendu.

Symptômes du Covid-19 : ce qui change avec les variants récents

L’arrivée des variantes issues d’Omicron a modifié le visage du COVID-19. Les soignants observent une évolution nette des symptômes par rapport aux premières vagues. La perte d’odorat et de goût, longtemps considérée comme un signe quasi-spécifique, se fait aujourd’hui beaucoup plus rare. Actuellement, les symptômes ORL dominent : mal de gorge, nez bouché, toux sèche, souvent associés à un état fiévreux modéré.

Les patients font aussi état, désormais, de douleurs musculaires, fatigue persistante, maux de tête qui s’installent. Certains se plaignent de troubles digestifs, mais ces signes sont moins courants qu’au début de la pandémie. Le tableau ressemble parfois à une grippe, à quelques nuances près.

Voici les principales évolutions symptomatiques relevées sur les derniers mois :

  • La perte du goût ou de l’odorat est devenue rare
  • Un cortège de signes ORL prime (gorge, nez, toux)
  • On note une raréfaction des formes respiratoires graves

Dans la grande majorité des cas, le COVID-19 reste modéré, surtout chez les vaccinés. Reste que la prudence prime chez les personnes fragiles : aînés, immunodéprimés, résidents des établissements spécialisés. Le virus circule encore et continue de surprendre. Surveiller les symptômes, c’est limiter le risque de mauvaises surprises, en particulier pour les plus vulnérables.

Médecin en blouse dans un bureau moderne saisissant des données COVID

Prévention, recommandations et ressources pour rester informé

Protéger efficacement contre le COVID-19 demande d’agir sur plusieurs fronts, affinés par l’expérience des dernières années. La stratégie vaccinale, notamment, reste la pierre angulaire pour les personnes à risque : aînés, malades chroniques (cardiovasculaires, hépatiques, diabétiques, obésité, cancer), femmes enceintes et résidents en établissements médicaux. À l’automne-hiver 2025, la recommandation porte sur le vaccin Comirnaty spécifique Omicron, adapté aux variantes du moment. Les modalités concrètes sont fixées par les organismes de santé en lien avec les praticiens.

Les conseils pour limiter la transmission ne changent pas : bien aérer les lieux clos, porter un masque dès l’apparition de symptômes ou en milieu médical, entretenir une hygiène rigoureuse des mains. La circulaire hivernale de la grippe et du COVID-19 incite aussi les équipes à rester attentives, en particulier auprès des publics sensibles.

Pour faire le point sur l’actualité ou ajuster sa prévention, chacun peut se tourner vers les sites officiels et consulter les bulletins épidémiologiques diffusés chaque semaine. Les médecins généralistes et les pharmaciens jouent également un rôle de relais, pour adapter conseils et prises en charge en fonction des situations personnelles.

Voici quelques repères clés à garder en tête pour affronter les mois à venir :

  • Pensée prioritaire pour la vaccination : ciblez les personnes les plus concernées
  • Gardez l’œil sur les bulletins sanitaires pour suivre l’évolution de la situation
  • Entretenez le dialogue avec les professionnels de santé pour ajuster les mesures selon les besoins

Le Covid-19 ne disparaît pas, il prend de nouveaux visages. Prêter attention à ses transformations, c’est anticiper, affronter l’hiver avec lucidité et garder le cap sur la santé collective.

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